Identification des effets possibles de trois théories sur mes futures pratiques en tant que professeur
Cognitivisme
Le cognitivisme, malgré les limites qu'il peut démontrer, demeure une théorie intéressante pour aider le professeur à structurer son enseignement. Un premier élément que présente Tardif (1997) concerne le rôle important des professeurs. C'est lui, qui par ses stratégies d'enseignement et évaluation, permet à l'étudiant d'utiliser différentes stratégies d'apprentissage. J'utiliserai cette notion en m'assurant d'énoncer clairement dès le début de la session les modalités d'évaluation. Les étudiants pourront ainsi réagir tout au long des séances en structurant les éléments et en étudiant ces derniers de façon à être bien préparés pour les évaluations.
Autre élément intéressant du cognitivisme : l'insistance sur les connaissances antérieures. En accord avec le constructivisme, le cognitivisme, qui s'attarde à déchiffrer « cognitivement » le processus d'apprentissage, insiste sur le fait que les connaissances antérieures servent de base pour que soient construites de nouvelles connaissances. Il s'agit là d'un élément que je voudrai incorporai à mon enseignement notamment en posant des questions d'amorce au début des séances, permettant aux élèves de retrouver les connaissances qu'il possèdent déjà sur le sujet à l'étude. Une fois ces dernières remontées à la surface, les étudiants pourront les utiliser pour filtrer les nouvelles connaissances qui leur parviendront.
Un dernier élément sur lequel insiste le cognitivisme concerne le transfert des connaissances. Il s'agit en quelque sorte de l'objectif que devrait, selon le cognitivisme, tenter d'atteindre tout professeur. Il revient à ce dernier d'assurer que les nouvelles connaissances apprises entre les murs d'une institution scolaire sortent de ces derniers pour pouvoir être réutilisées dans le monde « concret ». Je tenterai d'atteindre cet objectif en plaçant les étudiants dans différentes situations d'apprentissage où ils apprendront de nouvelles connaissances à l'aide d'exemples concrets et réalistes, par exemple l'apprentissage par problème.
Constructivisme
Le constructivisme est basé autour de cette idée que l'apprentissage se fait d'abord par un processus de construction. L'élève est ainsi l'acteur principal de son apprentissage. Le premier élément que j'incorporerai à mon enseignant visera à respecter ce grand principe. Je tenterai de jouer le rôle non pas du savant qui instruit les initiés, mais plutôt du guide qui accompagne les étudiants dans leur apprentissage des nouvelles connaissances. Différentes activités d'apprentissage seront ainsi mises en place pour remplacer les exposés magistraux pour ainsi faire que les étudiants soient maîtres de leur apprentissage.
Une branche du constructivisme, le socioconstructives apporte un deuxième élément que je voudrai ajouté à mon enseignement, soit celui de créer des interactions entre les élèves. Les activités d'apprentissage que je viens de mentionner se devront donc d'être coopératives pour ainsi créer des interactions entre les étudiants. De cette façon ces derniers pourront ainsi confronter leurs idées à celles des autres, créant ainsi des conflits cognitifs chez les étudiants, première étape de toute remise en question.
Mes pratiques évaluatives tenteront également de respecter l'hypothèse constructiviste que les étudiants construisent leur connaissance. De nombreuses évaluations formatives seront ainsi mises en place de façon à pouvoir donner de la rétroaction de façon régulière aux élèves. De cette façon je m'assurerai de suivre la progression de chaque étudiant et pourrai m'adapter en fonction des résultats de la classe à ces évaluations.
Connectivisme
L'apport le plus important du cognitivisme est certainement celui d'aborder de façon claire la question des technologies. Bien que les deux autres théories abordées dans ce billet n'excluent pas l'usage des technologies, elles n'en font pas un élément essentiel de l'apprentissage. Sans dire qu'on ne peut apprendre sans technologie, il demeure que depuis quelques années, il est difficile de produire un écrit sur l'enseignement ou l'acquisition de connaissances sans aborder l'usage des technologies. Un des éléments que j'aimerais inséré à mon enseignement concerne donc évidemment les technologies, mais touche également à un aspect important sur lequel insiste le connectivisme : le processus continuel de l'apprentissage. Dans bien des domaines, seules les technologies se modifient assez rapidement pour suivre l'arrivée de nouvelles connaissances. Avec l'aide de l'internet, je proposerai différentes activités qui comparent la connaissance dans un domaine au travers des années. En utilisant la technologie, les étudiants pourront également réfléchir à la façon dont est diffusée la connaissance. De nombreux liens historiques pourront être faits, notamment avec celui de l'arrivée de l'imprimante qui a grandement modifié la diffusion des connaissances à l'époque.
Le connectivisme insiste évidemment sur les connexions entre les éléments, Siemens mentionnant que les connexions qui nous permettent d'apprendre sont plus importantes que notre niveau de connaissance lui-même Il revient ainsi, je crois, au professeur d'amener les étudiants à créer des connexions entre les connaissances auxquelles ils sont confrontés. De façon concrète, je crois qu'un étudiant qui a réussi a créer un réseau de connections entre les différents éléments du cours est celui qui non seulement réussira mieux aux évaluations, mais qui surtout pourra réutiliser ultérieurement les différents éléments de ce réseau. Sans créer le réseau à leur place, le professeur, amène les étudiants à créer des liens entre les éléments du cours. Un réseau bien construit permettra également l'ajout de nouvelles connaissances.
Un dernier élément que je voudrais insérer dans mon enseignement est celui de donner aux étudiants des méthodes d'études. Je voudrais donner aux étudiants des outils qu'ils pourront réutiliser plus tard. Par exemple, un travail pourrait être de demander aux étudiants de faire toutes les étapes de la recherche sur un sujet quelconque, sauf celle de produire le texte. L'étudiant aurait ainsi à faire une recherche dans les bibliothèques virtuelles à sa disposition, à sélectionner quelques oeuvres, à en faire un résumer, à faire un plan des différentes parties de son travail, etc. Il pourrait de plus justifier les choix qu'il aurait pris à chacune des étapes. De cette façon, l'étudiant développerait des façons d'apprendre de nouvelles connaissances plutôt que de nouvelles connaissances. Bien qu'un tel travail devrait être complémenté par d'autres travaux avec plus de « notions » je crois qu'il respecterait ce principe du connectivisme selon lequel « the pipe is more important thant the content whitin the pipe ».
Le cognitivisme, malgré les limites qu'il peut démontrer, demeure une théorie intéressante pour aider le professeur à structurer son enseignement. Un premier élément que présente Tardif (1997) concerne le rôle important des professeurs. C'est lui, qui par ses stratégies d'enseignement et évaluation, permet à l'étudiant d'utiliser différentes stratégies d'apprentissage. J'utiliserai cette notion en m'assurant d'énoncer clairement dès le début de la session les modalités d'évaluation. Les étudiants pourront ainsi réagir tout au long des séances en structurant les éléments et en étudiant ces derniers de façon à être bien préparés pour les évaluations.
Autre élément intéressant du cognitivisme : l'insistance sur les connaissances antérieures. En accord avec le constructivisme, le cognitivisme, qui s'attarde à déchiffrer « cognitivement » le processus d'apprentissage, insiste sur le fait que les connaissances antérieures servent de base pour que soient construites de nouvelles connaissances. Il s'agit là d'un élément que je voudrai incorporai à mon enseignement notamment en posant des questions d'amorce au début des séances, permettant aux élèves de retrouver les connaissances qu'il possèdent déjà sur le sujet à l'étude. Une fois ces dernières remontées à la surface, les étudiants pourront les utiliser pour filtrer les nouvelles connaissances qui leur parviendront.
Un dernier élément sur lequel insiste le cognitivisme concerne le transfert des connaissances. Il s'agit en quelque sorte de l'objectif que devrait, selon le cognitivisme, tenter d'atteindre tout professeur. Il revient à ce dernier d'assurer que les nouvelles connaissances apprises entre les murs d'une institution scolaire sortent de ces derniers pour pouvoir être réutilisées dans le monde « concret ». Je tenterai d'atteindre cet objectif en plaçant les étudiants dans différentes situations d'apprentissage où ils apprendront de nouvelles connaissances à l'aide d'exemples concrets et réalistes, par exemple l'apprentissage par problème.
Constructivisme
Le constructivisme est basé autour de cette idée que l'apprentissage se fait d'abord par un processus de construction. L'élève est ainsi l'acteur principal de son apprentissage. Le premier élément que j'incorporerai à mon enseignant visera à respecter ce grand principe. Je tenterai de jouer le rôle non pas du savant qui instruit les initiés, mais plutôt du guide qui accompagne les étudiants dans leur apprentissage des nouvelles connaissances. Différentes activités d'apprentissage seront ainsi mises en place pour remplacer les exposés magistraux pour ainsi faire que les étudiants soient maîtres de leur apprentissage.
Une branche du constructivisme, le socioconstructives apporte un deuxième élément que je voudrai ajouté à mon enseignement, soit celui de créer des interactions entre les élèves. Les activités d'apprentissage que je viens de mentionner se devront donc d'être coopératives pour ainsi créer des interactions entre les étudiants. De cette façon ces derniers pourront ainsi confronter leurs idées à celles des autres, créant ainsi des conflits cognitifs chez les étudiants, première étape de toute remise en question.
Mes pratiques évaluatives tenteront également de respecter l'hypothèse constructiviste que les étudiants construisent leur connaissance. De nombreuses évaluations formatives seront ainsi mises en place de façon à pouvoir donner de la rétroaction de façon régulière aux élèves. De cette façon je m'assurerai de suivre la progression de chaque étudiant et pourrai m'adapter en fonction des résultats de la classe à ces évaluations.
Connectivisme
L'apport le plus important du cognitivisme est certainement celui d'aborder de façon claire la question des technologies. Bien que les deux autres théories abordées dans ce billet n'excluent pas l'usage des technologies, elles n'en font pas un élément essentiel de l'apprentissage. Sans dire qu'on ne peut apprendre sans technologie, il demeure que depuis quelques années, il est difficile de produire un écrit sur l'enseignement ou l'acquisition de connaissances sans aborder l'usage des technologies. Un des éléments que j'aimerais inséré à mon enseignement concerne donc évidemment les technologies, mais touche également à un aspect important sur lequel insiste le connectivisme : le processus continuel de l'apprentissage. Dans bien des domaines, seules les technologies se modifient assez rapidement pour suivre l'arrivée de nouvelles connaissances. Avec l'aide de l'internet, je proposerai différentes activités qui comparent la connaissance dans un domaine au travers des années. En utilisant la technologie, les étudiants pourront également réfléchir à la façon dont est diffusée la connaissance. De nombreux liens historiques pourront être faits, notamment avec celui de l'arrivée de l'imprimante qui a grandement modifié la diffusion des connaissances à l'époque.
Le connectivisme insiste évidemment sur les connexions entre les éléments, Siemens mentionnant que les connexions qui nous permettent d'apprendre sont plus importantes que notre niveau de connaissance lui-même Il revient ainsi, je crois, au professeur d'amener les étudiants à créer des connexions entre les connaissances auxquelles ils sont confrontés. De façon concrète, je crois qu'un étudiant qui a réussi a créer un réseau de connections entre les différents éléments du cours est celui qui non seulement réussira mieux aux évaluations, mais qui surtout pourra réutiliser ultérieurement les différents éléments de ce réseau. Sans créer le réseau à leur place, le professeur, amène les étudiants à créer des liens entre les éléments du cours. Un réseau bien construit permettra également l'ajout de nouvelles connaissances.
Un dernier élément que je voudrais insérer dans mon enseignement est celui de donner aux étudiants des méthodes d'études. Je voudrais donner aux étudiants des outils qu'ils pourront réutiliser plus tard. Par exemple, un travail pourrait être de demander aux étudiants de faire toutes les étapes de la recherche sur un sujet quelconque, sauf celle de produire le texte. L'étudiant aurait ainsi à faire une recherche dans les bibliothèques virtuelles à sa disposition, à sélectionner quelques oeuvres, à en faire un résumer, à faire un plan des différentes parties de son travail, etc. Il pourrait de plus justifier les choix qu'il aurait pris à chacune des étapes. De cette façon, l'étudiant développerait des façons d'apprendre de nouvelles connaissances plutôt que de nouvelles connaissances. Bien qu'un tel travail devrait être complémenté par d'autres travaux avec plus de « notions » je crois qu'il respecterait ce principe du connectivisme selon lequel « the pipe is more important thant the content whitin the pipe ».
Bonjour Antoine,
RépondreEffacerLa description de la théorie et des approches est tout à fait juste. Le connectiviste est particulièrement bien situé.
Le philosophe est aussi très pragmatique. Les propositions de pratiques qui sont faites pour chacune des approches et théories sont représentatives de chacune d'entre elles et leur mise en application est tout à fait possible.
Je trouve intéressant d'aborder les méthodes d'études et de rendre les étudiants plus autonomes quant à leur processus d'apprentissage.
Louise